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Le groupe Team X s’était réuni lors de l’élaboration du 10° Congrès des CIAM de Dubrovnik de 1956, autour de la « Charte de l’habitat » et de l’idée d’une contextualisation de l’architecture et de l’urbanisme pour le plus grand nombre avec des notions d’identité, de mobilité, de changement, en s’appuyant sur des dispositifs comme le cluster, le stem, le web. Ce structuralisme permettait de concevoir de nouveaux rapports entre la cellule, l’immeuble, la ville, le territoire par des effets d’emboîtements, de « réseaux multipolaires » où la formule albertienne « ce qui est écrit en petit dans la maison est lisible en grand à l’échelle de la cité » se retrouvait, mais de façon beaucoup plus complexe dans l’intégration de temporalités et de rapports d’échelle en permanence mouvants.
Une autre idée essentielle du groupe était la volonté d’une mise en place d’une « participation » du ou des habitants à la conception, à la réalisation puis à la transformation de l’architecture. Pour eux l’efficacité de l’architecture et de l’urbanisme tiendrait même dans sa capacité d’adaptation. Candilis commence et termine ainsi ses mémoires intitulées « Bâtir la vie » en 1975, sur une question existentielle du rôle de l’architecte, en mettant en parallèle une maison construite par un paysan de l’île d’Egine et la constitution d’un bidonville à Lima où finalement tout se faisait sans plan mais dans l’application de modèles culturels et sociaux que ces paysans immigrants transportaient avec eux. L’apport de l’architecte n’y était que marginal : le tracé d’une voie, l’attente de réseau.
Une autre hypothèse de départ pour ce colloque était que la plupart des opérations construites du Team Ten fonctionnent comme les bribes d’une pensée sur un territoire plus large. De la même façon que l’unité d’habitation de Marseille est une partie d’un projet plus large sur la ville et le territoire, tous leurs projets ou réalisations se fondent sur une pensée territoriale. Le bâtiment ne fonctionnerait conceptuellement qu’en rapport à l’idée de transformation radicale de l’espace urbain.
Participants : Catherine Blain, Laurent Duport, Stéfania Kenley, Bruno Fayolle, Paulette Girard, Dominique Rouillard, Rémi Papillault, Yannis Tsiomis, et al,
Maître d'ouvrage: PVP
Bibliographie : « L’invention de la « cellule moderne » à Toulouse le Mirail par Candilis, Josic et Woods »
in Le TEAM TEN, les bâtiments et les théories qui les ont fait naître : le cas des opérations de logement social à grande échelle en Europe. Actes du colloque, Ed. MSHA.
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