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Il est des villes que l’on découvre de haut naturellement : la ville grecque de ses théâtres, Rome depuis le Pincio, Florence de San Miniato, Paris de Montmartre, Rio du Pain de sucre, et tant d’autres.
Il est des villes couchées qu’un grand vide à l’avant nous fait comprendre de loin : Venise de la lagune, Budapest du Danube, Bordeaux depuis les quais, Barcelone de partout, et tant d’autres.
Il est des villes qui se sont inventées des grandes hauteurs pour dépasser le site : l’Empire State, la Tour Eiffel, Shanghai de la tour de la Télévision, et tant d’autres.
Et Toulouse ?? D’où regarder Toulouse pour la comprendre, la faire sienne ? Cette ville a le tort de ne pouvoir jamais être regardée ni à distance, ni de haut, coincée entre des collines trop basses, avec un fleuve trop étroit, on bute contre ses murs, toujours trop près, sans jamais d’échappées. La façon de boucher les perspectives et d’encombrer les vides chèrement acquis renforce le phénomène. Cette proximité de la matière qui lui donne cette capacité sympathique à la rencontre conduit parfois à une forme d’étouffement, un sentiment d’emprisonnement et, de plus, une difficulté à s’en dessiner les contours. Il aura fallu, dans l’histoire, déployer des trésors d’imagination pour se figurer précisément sa forme, inventer des points hauts pour regarder sa ville.....
Équipe: Rémi Papillault,
Maître d'ouvrage: Musée des Augustins, Les Toulousains de Toulouse.
Bibliographie : « Des points hauts pour faire la ville sienne », in Toulouse Pages d'Histoire, Ed SKIRA, Paris
Les Toulousains de Toulouse Des points hauts pour faire la ville sienne
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