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Des traces de pierre au sol, quelques bouts de murs, un banc, les traces d’un usage spécifique et c'est un projet qui démarre, une ruine à l'envers, de l’absence vers la présence non pas dans l’idée de la restitution des archéologues qui tentent de rendre compte de ce qui a été mais dans l’idée inverse de rendre compte de ce qui sera.

Ainsi lors de la dérive sensible dans la ville, il arrive que dans un pli de la matière, dans un vide entre maisons, quais et arbres, des lieux existent dans la douceur ou la violence de l’attente de quelque chose qui manquait pour eux.

A l’inverse certains lieux sont satisfaits et ne demandent rien. L’architecte qui les découvre ou à qui l’on propose un projet doit ouvrir quelques questions préalable : une chose a-t-elle été là, dans un pli de l’espace et du temps ? Un projet a-t-il imprimé sa trace ? Mais si rien de tout cela, alors méfiance et encore méfiance ; le mieux est peut être encore de ne rien faire.


Équipe: Rémi Papillault, PVP en Mutation (Équipe de recherche),
Maître d'ouvrage: Revue Plan Libre.

Bibliographie : « La dérive sensible et le projet par la découverte du déjà là », Revue de l’Ordre des Architectes Midi Pyrénées, juin 2004.
déjà là dérive sensible Toulouse Plan Libre