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Le mémoire, bête noire de nombreux étudiants nous paraît être un des outils majeurs de la formalisation des savoirs de l’architecte. L’intérêt pour l’analyse, l’abstraction et la modélisation des phénomènes s’appuie ici sur des cas très concrets et limités dans leur ampleur comme l’étude sur les rythmes et tracés urbains, sur les limites, la végétation, la structure commerciale, la gestion de l’eau, la patrimonialisation…. Il y a là une dimension expérimentale, exploratoire, dans la mesure où sur des thématiques consacrés, sont défrichés des territoires de recherche inviolés. L’idée générale est que la communauté scientifique de l’Ecole d’Architecture puisse produire de la connaissance avec la même rigueur de méthode que les universitaires avec notre spécificité de l’exploration scientifique par le dessin, la cartographie, la vidéo et autres outils de l’image. Dans l’éducation de l’architecte le voyage est un moment privilégié où sortant des livres et des salles de cours l’étudiant va éprouver physiquement l’architecture, les espaces : ressentir des émotions. Loin derrière la littérature, la musique, le cinéma, l’architecture peut produire, au delà du fonctionnel et du bien construit, des objets pour émouvoir. Le voyage dans sa part d’insécurité, de remise en cause de soi même ouvre le visiteur à l’émotion, la sensation. De cette confrontation à la mesure du réel naît, peut être pour la première fois, un savoir sensible de l’édifice. Ce savoir sensible, sur lequel s’opère le mémoire, serait fondateur dans la constitution individuelle de la culture architecturale.


Équipe enseignante: Paulette Girard (SHS), Anne Péré (VT), Clara Sandrini (VT), Rémi Papillault (VT)
Ecole : ENSAT Toulouse
ENSATjet Urbain urbanisme territoire Toulouse enseignement